Centre Epaule Paris Est
call_log 01 84 60 20 60

Arthrose
 et Prothèses d'Épaule

L’arthrose d’épaule, due à l’usure du cartilage, touche principalement les personnes de plus de 60 ans.
Elle peut résulter d'une rupture des tendons de la coiffe ou d'une ancienne fracture, mais peut aussi survenir sans cause.
Les prothèses d'épaule permettent une nette amélioration de la qualité de vie.

Arthrose
 et Prothèses d'Épaule

Qu’est-ce que l’Arthrose d’Épaule ? (ou Omarthrose)

L’arthrose d’épaule désigne l’usure du cartilage entre la tête de l’humérus et la glène de l’omoplate : on l’appelle arthrose gléno-humérale ou Omarthrose

Ceci engendre un frottement os contre os, et provoque des douleurs et une limitation des mouvements de l’épaule.

Les causes de l’arthrose d’épaule

L’arthrose gléno-humérale survient en général chez les personnes âgées. Le plus souvent, aucune cause n’explique cette arthrose : il s’agit de l’arthrose primitive. 

Dans certains cas, une cause est retrouvée (arthrose secondaire):

  • Un ancien traumatisme de l’épaule : fracture, luxation ou autre
  • Une rupture des tendons de la coiffe des rotateurs. Il s’agit des 4 muscles qui entourent la tête de l’humérus. Une rupture de ces tendons peut favoriser l’apparition d’une arthrose. De plus, la tête humérale n’étant plus correctement stabilisée, elle a tendance à se déplacer vers le haut et à se décentrer par rapport à la glène : il s’agit de l’Omarthrose excentrée.
  • la polyarthrite rhumatoïde (maladie inflammatoire déformant les articulations)
  • la nécrose de la tête humérale (perte de vascularisation sanguine de la tête humérale conduisant à l’effondrement de l’os puis du cartilage, pouvant être favorisée par une ancienne fracture, les traitements corticoïdes ou encore l’abus d’alcool).

Les examens d'imagerie

Les radiographies standard :
elles montrent des signes d’usure des cartilages gléno-huméraux :

  • un pincement de l’articulation
  • des ostéophytes (excroissances osseuses autour de l’articulation)
  • des géodes sous-chondrales (lacunes de l’os sous-jacent du fait de l’hyperpression)

 

En cas d’arthrose liée à une rupture de la coiffe des rotateurs, on observe une excentration vers le haut de la tête humérale (« omarthrose excentrée »)

On peut également observer une perte de la forme sphérique de la tête humérale, notamment en cas de nécrose.

 

L’Arthro-scanner et l’IRM :
ils permettent de contrôler la qualité de la coiffe des rotateurs, et de décider du type de prothèse à envisager : prothèse anatomique si la coiffe est intacte ou prothèse inversée si la coiffe est rompue (cf rubrique Prothèses).

Le scanner permet également d’évaluer l’orientation de la tête humérale et de la glène afin de prévoir le positionnement des implants de la prothèse (« rétroversion humérale » et « antéversion de la glène »).

La qualité de l’os, en particulier de la glène, est également appréciée afin de prévoir la tenue des implants, en particulier en cas d’ostéoporose.

 

La Chirurgie : Les Prothèses d’Épaule

Le but d’une prothèse articulaire est de remplacer les cartilages endommagés afin de retrouver une épaule non douloureuse. Les gestes de la vie quotidienne sont améliorés grâce à la récupération de la souplesse et des mobilités dans les mouvements d’élévation et de rotation.

Les prothèses sont composées d’un alliage métallique fixé à l’os et d’une partie en plastique très résistant (polyéthylène).

 

Quelle arthrose ? Quelle prothèse ?

On distingue 2 principaux types d’arthroses : centrée ou excentrée,

pour lesquelles sont utilisées 2 principaux types de prothèses : anatomique ou inversée.

 

Le Chirurgien décide de la prothèse selon le type d’arthrose et l’état des tendons de la coiffe des rotateurs. Les Radiographies et l’IRM  (ou l’Arthroscanner) permettent de les évaluer précisément.

Lorsque les tendons de la coiffe des rotateurs sont sains, l’articulation reste bien centrée malgré l’arthrose. Il s’agit d’une « Arthrose centrée » pour laquelle une Prothèse Totale Anatomique permet de restaurer l’architecture de l’articulation. L’épaule retrouve un fonctionnement normal avec les tendons des rotateurs qui sont conservés et fonctionnels.

 

En cas de rupture des tendons, une ascension de la tête de l’humérus par rapport à la glène s’observe progressivement et l’articulation perd son centrage. Ceci mène à une « Arthrose excentrée », pour laquelle une Prothèse « Inversée » permet de recentrer et de décaler le centre de rotation de l’articulation. L’épaule peut ainsi retrouver toutes ses mobilités grâce au muscle deltoïde, qui compense la rupture des tendons de la coiffe des rotateurs.

 

 

 

Dans des cas complexes de « ruptures irréparables massives » de la coiffe des rotateurs, un transfert tendineux, notamment du tendon Grand Dorsal, peut être associé à la prothèse afin d’optimiser la récupération des mobilités de l’épaule.

Les prothèses d’épaule peuvent également être utilisées en cas de fracture grave de l’humérus, lorsqu’une recontruction de la tête humérale par clou ou plaque vissée n’est pas réalisable

Planification informatique de la Prothèse

Une planification spécifique avant l’intervention est effectuée par le chirurgien pour chaque cas, à l’aide d’un logiciel informatique qui intègre le scanner et l’anatomie propre à chaque patient.

Ceci permet une reconstruction 3D de l’épaule et une assistance à la pose des implants, pour une mise en place personnalisée, précise et sur mesure de la prothèse, afin d’obtenir le meilleur résultat possible pour le patient.

 

 

Suites de l'intervention et Rééducation

Une hospitalisation ambulatoire ou de quelques jours est suffisante en général.

Une attelle est portée après l’intervention pendant 3 à 5 semaines afin de reposer l’épaule.

La rééducation débute immédiatement après l’intervention avec les kinésithérapeutes de la clinique, par des mouvements passifs simples.

Après l’hospitalisation, elle se poursuit en cabinet ou en centre de rééducation.

L’intensité des mouvements passifs puis actifs augmente progressivement au fil des semaines.

L’engagement et la motivation du patient pour la rééducation sont importants pour le résultat de la chirurgie.

Environ 1 mois après l’intervention, un rendez-vous avec le chirurgien permet de contrôler l’évolution et la récupération de la souplesse de l’épaule. Une nouvelle radiographie contrôle la bonne position de la prothèse et l’absence d’anomalie.

La récupération est obtenue après 2 à 6 mois selon les patients, avec la disparition progressive des douleurs, la récupération des mobilités et de la force de l’épaule.

Chez les patients en activité professionnelle, une adaptation ou un changement du poste de travail peut être nécessaire après l’intervention.

Les risques de l'intervention

Pour la grande majorité des cas, l’intervention se déroule normalement et sans anomalie, les suites sont favorables et le patient est satisfait du résultat. Cependant, comme pour toute intervention chirurgicale, des complications peuvent survenir, pendant ou après la procédure. Le patient doit en être conscient avant l’intervention.

 

Infection du site opératoire, pouvant requérir une nouvelle intervention pour un lavage chirurgical, avec ou sans changement des implants, et un traitement antibiotique.

Fracture malencontreuse de l’humérus ou de la glène pendant l’intervention pouvant nécessiter une fixation complémentaire.

Luxation de la prothèse, pouvant nécessiter une réduction sous anesthésie générale, voire un changement d’implant en cas de multiples récidives.

Une usure ou un descellement de la prothèse, qui s’observe en général après plusieurs années. Ceci peut être à l’origine de douleurs, nécessitant un changement d’une partie ou de la totalité de la prothèse.

Capsulite rétractile : douleurs et enraidissement de l’épaule, dont la guérison peut nécessiter plusieurs mois.

Phlébite : caillot de sang se formant dans une veine du membre supérieur ou inférieur.

Embolie pulmonaire : le caillot de sang peut migrer par la circulation sanguine vers les poumons et causer une douleur thoracique, un essoufflement, voire un état de choc pouvant aller jusqu’à l’arrêt cardio-respiratoire.

Une lésion de vaisseaux ou de nerfs pendant l’intervention